© 2023 François Vincent

Les chambres portatives | 5 septembre - 22 octobre 2017 à la Galerie d'art Desjardins

September 1, 2017

«L’ensemble des œuvres qui vous sont présentées constitue l’état actuel d’une recherche amorcée depuis maintenant plusieurs années. Elle s’est principalement limitée à la peinture et à la gravure. Le dessin cependant s’y rattache comme une activité centrale qui à la fois préfigure, agence et soutient la pratique. Ceci se constate principalement par les carnets de croquis, sorte de démarchage au quotidien, du dessin d’observation mais surtout des gestes, des traits, des formes et du clair obscur qui selon une intuition graphique et un besoin de répétition sont sans cesse repris et transformés, construits et déconstruits, montrant à chaque fois des esquisses, des rendus plus poussés ou en d’autres occasions des pages dont l’ensemble de la surface est repeinte à la gouache. Cette pratique révèle un entretien suivi et dans son ensemble il pourrait s’agir d’une véritable entreprise de compostage. C’est en effet à partir de cette activité parallèle au travail de peinture que l’on peut permettre une figuration suffisamment abstraite et autonome. Véritable genèse à la fois des fonds et des formes ces pages auront une autre réalité quand elles seront peintes avec le changement d’échelle, de support, de médium et de posture physique face à la surface.

Par exemple pour une certaine suite de tableaux la figuration paraît ainsi s’organiser selon une dynamique assujettie à une terre, une gravité et des conventions à la fois définies par l’homme et par la nature. Elles apparaissent alors comme une condensation, elles sont génériques et le résultat est celui d’une synthèse. Les choses portent leurs ombres. Le parcours de la lumière passe du zénith au crépuscule. Elles contiennent une mémoire plus ou moins liée à des archétypes. On pourrait penser à une sorte d’ethnographie dont le lieu d’entreposage est tout aussi important que la chose entreposée. Le vide est fait de cette même qualité c’est-à-dire la peinture elle-même. La recherche figurative est allégorique et métaphorique. On pourrait par exemple y voir la pointe d’une flèche, un masque, le dessous d’une embarcation, le noyau d’un fruit, la rencontre d’un mur et de son plancher, le drappé d’un rideau. Ce vocabulaire presque archaïque et pourtant essentiel permet d’être en présence d’un climat, celui de la simplicité de la vie et du ralentissement du temps.» - François Vincent

 

 

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