© 2023 François Vincent

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La peinture ne fait pas que découper l’espace, elle mesure aussi le temps. Elle le prolonge pour ceux qui attendent et voient, comme si nos distractions se dissipaient, fondues dans l’ombre , absorbées par la couleur. Il y a dans ces tableaux des objets éclairés, déposés dans le calcul et l’assurance d’une deuxième dimension. Il y a des drapés qui sont des rideaux et des forêts. Il y a des anneaux de Saturne, des amulettes et des jeux. Il y a la pâte et la peau. Le vide des plages sombres, des écrins veloutés. Il y a leur lumière feutrée, l’interstice d’un rien d’éblouissement et la dorure tissée de son silence.